Une nouvelle règle qui fait débat
Alors que l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans doit prochainement s’appliquer en France, les principaux concernés, les préadolescents, partagent des avis contrastés. Entre protection nécessaire et peur de perdre un espace de liberté, leurs réactions montrent un débat loin d’être tranché.
Des plateformes devenues incontournables
À 13 ans, Alice utilise Instagram environ une heure et demie par jour. Elle y suit des chefs, des créateurs de contenus et des comptes d’actualité. Pour elle, les réseaux sociaux permettent de découvrir de nouvelles choses et de s’informer. Elle reconnaît cependant que certains jeunes y passent beaucoup trop de temps et imagine plutôt une limitation des usages qu’une interdiction totale.
Des dangers qui inquiètent
Dans les collèges, TikTok, Snapchat ou Instagram font déjà partie du quotidien de nombreux élèves. Nicolas, en classe de 5e, explique que beaucoup de ses camarades utilisent ces applications. Lui n’a accès qu’à YouTube, avec un contrôle parental installé par ses parents. Il comprend leurs inquiétudes face au harcèlement, aux contenus violents ou aux mauvaises rencontres en ligne.
Apprendre à utiliser les réseaux autrement
Pour Maï et Norah, 12 ans, l’interdiction n’est pas forcément la seule solution. Elles reconnaissent les risques, mais aussi les aspects positifs des réseaux sociaux, comme les échanges et la créativité. Selon elles, il faudrait surtout mieux accompagner les jeunes grâce à une sensibilisation au numérique, notamment au collège.
Les adolescents demandent plus d’accompagnement
À travers leurs témoignages, les jeunes concernés partagent une même idée : les réseaux sociaux doivent être mieux encadrés, mais l’éducation reste essentielle. Plutôt qu’une simple interdiction, ils souhaitent apprendre à utiliser ces outils de manière plus responsable et sécurisée.





